Retour à l'ensemble des resultatsPartage d'expérience
Format pdf

Test de réemploi

SMICVAL du Libournais Haute Gironde

8, route de la Pinière
33910 Saint-Denis-de-Pile
Agnes Mikelbrencis
agnes.mikelbrencis@smicval.fr

contexte

Les caractérisations des bennes de déchèteries mettent en évidence que 350 tonnes de déchets pourraient être réemployés. 650 tonnes pourraient rejoindre une filière de démantèlement, gisement contenu actuellement dans les bennes tout-venant. Au total, ce sont donc 2 % des bennes de déchèteries  qui pourraient faire l’objet de réemploi ou d’opérations de démantèlement.

objectifs et résultats

Objectifs généraux :

Une opération test de reprise d’encombrants ré-employables alimentera la réflexion autour de l’organisation à adopter en matière de réemploi et de réparation sur le territoire (quantités et catégories détournables, types de valorisation envisageables, personnel nécessaire, potentiel d’activité pour la structure ...) mais également sur la perception des usagers et de l’agent d’accueil de la déchèterie.

 

Résultats quantitatifs :
  •  2,8 t détournées en 6 jours
  • Un potentiel de 400 h de travail pour remettre en état ces objets (dont 150 h environ pour la réparation et le dépoussiérage). C’est la transformation des objets qui nécessite le temps de travail le plus important (177 heures)
  • Très bon accueil de la démarche de la part des usagers et une bonne participation de l’agent d’accueil de la déchèterie
  • 49 % du poids total peut être détourné grâce au démantèlement , 30 % ne nécessite qu’un peu de dépoussiérage et 11 % d’être réparé.
  • Presque 38 % des objets détournés sont du mobilier. Il reste 4 % de textiles qui pourraient rejoindre la filière en place.
Résultats qualitatifs :

Un accueil plutôt favorable de la démarche des usagers de la déchèterie ainsi que de l’agent d’accueil

Mise en oeuvre

Planning :

Planning/Déroulement :

6 jours de prélèvement sur la déchèterie de Saint-Denis-de-Pile du 16 au 22 août 2011,de 9h à 12h et de 14h à 18h.

 

Pour la période de test, un totem est disposé à l’entrée de la déchèterie et un conseiller en valorisation explique l’expérimentation aux usagers à l’aide d’un document de sensibilisation. L’agent d‘accueil de la déchèterie participe également à cette sensibilisation. Les agents valoristes de l’association regardent ensuite avec les usagers les objets pouvant être détournés parmi ceux qu’ils avaient l’intention de jeter dans les bennes.

Chaque objet détourné est identifié, répertorié et pesé avec une évaluation du temps de valorisation adapté à chaque objet collecté. L’évaluation est faite en fonction de l’expertise des agents de l’association et surtout de la nature de leur activité. Une partie des objets et mobiliers est évacuée sur l’entrepôt de Bordeaux chaque jour.

 

Les pièces sont répertoriées dans différentes catégories : mobilier, cycle sport, vaisselle bibelots décoration, textiles linge de maison, jeux jouets, librairie, bâti-jardin, outillages.

 

Le coût de valorisation est évalué en  tenant compte d’un temps de passage atelier au coût de 12 € de l’heure net. Différents niveaux de valorisation sont proposés : brut dépoussiérage, réparation, transformation, artistique, démantèlement

Moyens humains :

Association : 1 encadrant valoriste et 3 bénévoles

SMICVAL : 1 gardien de déchèterie et 1 conseiller en valorisation pour accueillir et sensibiliser les administrés et leur expliquer la démarche

 

Moyens financiers :

Totem : 107.64 €

Prestation association : 3 520 € TTC

Moyens techniques :

1 espace de stockage sécurisé en haut de quai pour déposer les objets détournés

1 balance

1 camion avec hayon pour l’évacuation des objets

 

Partenaires moblisés :

Association Atelier D’éco Solidaire

valorisation de cette expérience

Facteurs de réussite :

Cette action permet d'envisager son renouvellement avec des associations du territoire.

Difficultés rencontrées :

Exposition des objets réparés et transformés lors du forum prévention.

Utilisation des résultats, associés à la caractérisation des encombrants, pour la réalisation d’une étude de faisabilité de structures de réemploi.

Recommandations éventuelles :

Certains résultats peuvent être expliqués par la vocation artistique de l’association choisie pour le test (notamment la part importante d’objets prêts à être transformés). Les températures exceptionnellement élevées enregistrées sur la moitié de la période du test expliquent la fréquentation moins importante que les années précédentes sur la période choisie. Certains  administrés enthousiastes de la démarche sont revenus en déchèterie uniquement pour permettre à des objets de trouver une seconde vie.