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Braderie de l'Art

Metz Métropole

Harmony Park - 11, Boulevard Solidarité
Bp 55025
57071 Metz
Julien Pillet
jpillet@metzmetropole.fr

contexte

Afin d’initier des actions sur la prolongation de la durée de vie, Metz Métropole a pris le parti d’organiser une manifestation de grande ampleur pour sensibiliser et intéresser le grand public à cette thématique avant d’engager les réelles actions de réduction des déchets.

 

Le concept de la Braderie de l’Art (BDA) est simple : des artistes (designers, peintres, sculpteurs, grapheurs, graphistes), sélectionnés par un jury sur candidature, sont réunis dans un lieu pendant 24h. Quelle que soit leur discipline, tous travaillent en public à partir d’objets et matériaux de récupération, et vendent eux-mêmes leurs créations entre 1 et 300 euros.

objectifs et résultats

Objectifs généraux :
  • Organiser un événement de grande envergure sur la prévention des déchets ;
  • Sensibiliser le grand public à la récupération / réemploi ;
  • Détourner des objets et leur donner une seconde vie ;
  • Permettre des rencontres et des échanges avec des artistes pour engager d’autres actions par la suite.
     
Résultats quantitatifs :

Sur ses 28 stands réunissant 50 artistes, la BDA de Metz Métropole a rassemblé plus de 2 000 visiteurs sur le week-end : objectifs atteints.

Les matériaux de récupération mis à disposition des artistes ont été récupérés en déchèterie et via la collecte en porte à porte des encombrants majoritairement. Le tonnage détourné est estimé à 2,5 tonnes de déchets.
 

Résultats qualitatifs :

L’ensemble des artistes participants ont été ravis de la manifestation et les visiteurs ont été enchantés de ce concept qui sort de l’ordinaire. Tous nous ont confirmé leur intérêt de voir cette manifestation se réitérer sur le territoire pour mettre en avant le lien qu’il peut exister en milieu artistique et milieu des déchets.

Mise en oeuvre

Planning :
  • Décembre 2011 : validation par la DG d’organiser cet événement.
  • Avril 2012 : choix du lieu de la manifestation - ancienne caserne militaire : au vu du concept de la manifestation, celle-ci ne peut se dérouler dans un lieu commun, il faut un bâtiment « original ». Cela nécessite cependant des moyens important pour le raccord à l’eau et à l’électricité et la mise aux normes pour un ERP.
  • Mai 2012 : début de la récupération des matériaux.
  • Mai 2012 : sollicitation de la commune et du propriétaire du lieu choisi pour initier un partenariat d’organisation.
  • Juillet 2012 : sollicitation des partenaires potentiels (école d’art, galeries d’art, associations, etc.).
  • Août 2012 : appel à candidature des artistes.
  • Septembre 2012 : sélection des artistes (jury).
  • Octobre 2012 : préparation du lieu.
  • 13-14 octobre 2012 : déroulement de la manifestation.
     
Moyens humains :

Animateur et équipe du PLP : 5 personnes au total, 86 « équivalent jours de travail »

Hors la recherche de partenariats et du matériel, 3 étapes nécessitent beaucoup de temps : la recherche du lieu, la récupération des matériaux (plusieurs heures par semaine pendant 6 mois) et la préparation du lieu avant l’arrivée des artistes (4 personnes pendant 1 semaine complète).
 

Moyens financiers :

97 700 € au total dont :

  •   5 400 € de location de matériel (chauffage, tables, sanitaires…)
  • 11 500  € de prestation service entreprise (électricien, plombier, gardiennage, nettoyage)
  •   1 500 € de repas pour les artistes
  •   2 300 € de matériaux divers (scotch, ficelles, gobelets réutilisables, moquettes…)
  •   5 000 € pour les droits d’utilisation du concept
  • 72 000 € de campagne de communication

Cette dernière représente presque 75 % des dépenses. Elle peut être réduite significativement en ciblant mieux les publics. Plusieurs achats seront réutilisés chaque année, ce sont des investissements en 2012. Des subventions peuvent être obtenues du Département et de la Région via les services culturels.
 

Moyens techniques :

Matériel pour les stands des artistes : tables, chaises, moquettes pour recouvrir les tables, grilles d’exposition des œuvres produites sur place.

Location de matériel pour l’adduction en eau potable et électricité, toilettes, chauffage…

Barrières de délimitation du site.

Matériel de décoration du site (fourni par l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole).

Matériaux de récupération.

Les artistes apportent leurs propres outils de travail (perceuse, ponceuse, appareil à souder…).
 

Partenaires moblisés :

Pôle Planification Territoriale : recherche du lieu et démarches pour les autorisations.

Pôle Culturel : relais de l’info, mise en relation avec le milieu artistique.

Pôle communication : création et lancement de la campagne de communication

Pôle Logistique pour la mise aux normes du bâtiment et relai avec les prestataires : é.lectricien, plombiers, etc.

Association Art Point M de Roubaix : conseils techniques et organisationnels.

valorisation de cette expérience

Facteurs de réussite :

Le concept est reproductible sous réserve de payer les droits d’utilisation du concept et de pouvoir y investir des moyens humains et financiers importants.
 

Difficultés rencontrées :

Ce n’est pas une simple exposition d’œuvres à partir d’objets de récupération. La manifestation permet aux artistes de travailler directement face au public et permet des échanges entre ces 2 mondes d’ordinaire séparés.
 

Recommandations éventuelles :

Comme toute manifestation d’ampleur, débuter les préparatifs longtemps en avance (1 an minimum) et s’entourer de partenaires investis dans l’organisation. Définir des partenariats (association, gestionnaire des déchèteries) permettant de se délester de la partie récupération des matériaux.

Lancer l’appel à candidature et la sélection des artistes au moins 6 mois avant la manifestation : les artistes ont de nombreux week-end occupés, ils doivent réserver leurs dates longtemps à l’avance (pour se préparer aussi).

Prévoir un vrai espace d’accueil à l’entrée du site permettant d’expliquer aux visiteurs le concept et le lien avec la réduction des déchets pour ne pas que les visiteurs voient dans cet événement un simple objectif culturel.

Cibler la communication pour limiter les coûts. Prévoir les demandes de subvention assez tôt, dès le début d’année.